Nous étions dimanche, tout le monde dormait sauf Mme Calment qui
rentrait de son marché. Elle appuya sur le bouton six. Et dès qu’elle
arriva au cinquième étage je mis du fil barbelé pour bloquer l’élévateur
et faire en sorte que le haut du plafond arrive au niveau du sol du
sixième étage. J’eus un court instant une impression de déjà vue en
entrouvrant la trappe du plafond de l’ascenseur. Toutefois ce sont des
choses très scientifiques qui se passent de temps en temps dans la vie
quotidienne et je n’y prêtai guère attention. Ce qui m’importait le plus
était les menaces que je pouvais faire à cette chère voisine qui
serait dès à présent ma victime. Après ces trente secondes de
réflexion, qui selon moi, duraient des heures la conversation de la
voleuse à l’allure noire pût enfin commencer.
- « Bien
l’bonjour ma petite dame. Alors on rentre de son marché, avec tout ces
paquets que vous avez sous les bras ? » dit la voleuse
- « Oh!
Mon Dieu, que se passe t-il? Pourquoi le monte charge s’est t-il arrêté ?
Êtes vous le réparateur? » dit d’une voix surprise Madame Calment
- « En voilà une victime bien naïve, ça ne mettra pas du piment à mon
crime. Quel dommage ! En fait à partir de maintenant c’est moi qui pose
les questions. Alors tu as intérêt à faire ce que je te demande sinon ça
va très mal se passer. »
Bien sûr je n’avais nullement
l’intention de la tuer. C’était d’ailleurs mon principe de base : voler
mais ne jamais tuer. En fait, j’avais une haine furieuse pour les tueurs
et donc je n’avais aucune envie de leurs ressembler de près ou de loin .
J’utilisais uniquement cette technique de dissuasion pour lui faire
peur. Ainsi avoir plus simplement ce que je comptais lui dérober.
J’avais remarqué que les victimes retenaient le plus souvent le mot prononçait par leurs agresseurs.
- « Un crime?! Vous êtes un tueur en série. Oh! Non pitié j’ai des
petits enfants à gâter, des papiers à remplir. En plus je n’ai jamais
fait de mal à personne. S’il vous plait, épargnez-moi. Vous voulez de
l’argent, c’est donc cela que vous souhaitez. J’essayerai de vous en
donner, je n’en ai pas beaucoup sur moi mais dans ma maison je pourrai
trouver ce qu’il faut. Je peux amener la somme que vous voulez et
ensuite je vous la donnerai. Pourquoi ne parlez vous plus? Mon offre
vous intéresse t- elle? » s’expliqua la victime .
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